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Je me rappelle de ma première visite à cette université prestigieuse, classée dans le Top 10 des universités dans le monde, était en septembre 2016. J’étais résidente déjà au Canada et j’ai fait une petite visite au département de communication de cette université. Je me suis faite une promesse d’y revenir un jour. Voilà que l’occasion a eu lieu et mes propositions de recherche ont été acceptées.

L’Université de McGill, une université prestigieuse mais un labyrinthe géographique

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Cette université est un vrai labyrinthe mais ce colloque aussi est immense, avec ses 400 panels et plus que 5 000 intervenants.

Je me rappelle l’après-midi du deuxième jour de cet événement majestueux, j’étais à la recherche du Pavillon Leacock. Je me suis perdue. Si Gad Meleh se posait la question « where’s my umbrella? « , moi c’était « Where’s Leacock building ? ». C’est fou d’imaginer le tour que j’ai fait à la recherche d’une salle dans un bâtiment parmi les 16 bâtiments de l’Université de McGill. Il y avait des membres d’organisation partout pour nous guider. Mais depuis, je regarde sur la carte de l’université et je vérifie encore auprès des personnes bénévoles se trouvant au niveau des points d’informations.  De même, j’ai essayé durant les jours du colloque, d’arriver à l’université 45 min en avance.

Puis, pendant cette période de l’année, il faisait encore froid au Canada. Donc, le propriétaire de la chambre que j’ai louée, m’a prêté un demi-manteau d’hiver. Lors de cet événement, tout le monde était toujours à la recherche du café, disponible à radio Canada ou dans d’autres pavillons de cette université prestigieuse. Il n’y avait pas que des Canadiens mais il y avait des chercheurs d’autres nationalités. Cette année, j’étais la seule tunisienne mais j’ai eu le plaisir de faire la connaissance d’autres collègues africains : marocain, sénégalais, algérien et autres.

La qualité scientifique des interventions, la haute gamme s’impose

mcgill-17Non seulement l’université est grande mais il s’agit aussi d’un grand événement scientifique, qui présente un rendez-incontournable pour des chercheurs des différentes disciplines. Ce qui a été une occasion pour moi, pour voir ce que d’autres chercheurs racontent sur le monde des médias et de la communication mais également d’autres axes à savoir l’éducation, la psychologie, la science politique, etc.

Quant à moi, j’ai choisi comme première destination, un colloque qui a portait sur la communication politique. C’était une opportunité pour voir comment des Canadiens, des belges et autres exploitent la communication au service de la politique. Le démarrage de ce colloque était surprenant pour moi, avec une excellente présentation de Professeur Hugo Loiseau.

Mais je n’ai pas hésité d’assister à de nombreux colloques en parallèle que mes interventions à assumer. Il ne fallait pas que je rate aucune seconde, même pendant les pauses-café et les déjeuners. Il a fallu rendre ce séjour de recherche, riche de connaissances et de savoir.

Quelques constats

Le fait d’assister et de participer aussi à cet événement m’a permis de faire quelques constats :

  • Je confirme avec ce grand événement scientifique, que ce sont toujours les mêmes chercheurs qui bougent un peu partout dans le monde. Il y a certainement de nouvelles connaissances mais il y a toujours des chercheurs que vous les avez croisés quelque part. Ces gens qui bougent beaucoup sont très passionnés alors par le monde de la recherche scientifique.
  • La question du chômage des docteurs est un phénomène international. Un colloque a été lors de cet événement consacré à ce problème. Je me rappelle en juin 2016, ce problème était sujet d’une table ronde lors d’un grand rendez-vous scientifique en France. Donc ce problème n’est pas seulement un problème arabe ou africain.
  • Chaque contexte a ses propres facteurs et éléments. Bien qu’il s’agisse du domaine des médias et de la communication, le terrain de recherche diffère d’un contexte vers un autre. Ce qui nous pousse à réfléchir encore plus sur les approches comparatives. Ainsi les colloques scientifiques se présentent en tant que des occasions pour échanger, discuter les résultats de nos recherches avec d’autres chercheurs et les comparer à d’autres recherches.
  • Parfois, les mêmes problématiques de recherche sont traitées en même temps, dans différents continents mais traités de façons différentes selon les moyens dont disposent les chercheurs. Si la recherche est valorisée dans les pays de la rive Nord, les pays de la rive Sud souffrent énormément des moyens financiers. Ceci pourra avoir un effet sur la méthodologie de recherche adoptée par le chercheur.

À la prochaine aventure scientifique !

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